La catégorie des essais in situ regroupe l'ensemble des investigations géotechniques réalisées directement sur le terrain, sans prélèvement destructeur ni transport en laboratoire. Dans le contexte bordelais, ces essais revêtent une importance capitale pour caractériser avec précision le comportement mécanique et hydraulique des sols avant toute construction. Ils permettent d'obtenir des paramètres de calcul fiables pour le dimensionnement des fondations, le diagnostic des risques de tassement ou l'évaluation de la stabilité des pentes. Les bureaux d'études et entreprises de la région bordelaise recourent systématiquement à ces méthodes pour sécuriser leurs projets et respecter les exigences normatives.
La géologie de Bordeaux et de la Gironde est marquée par une forte hétérogénéité des formations superficielles. On y rencontre principalement des alluvions fluviatiles de la Garonne, composées de sables, graves et argiles, alternant avec des niveaux tourbeux ou vaseux dans les zones de paluds. Le substratum calcaire à astéries, caractéristique du Stampien bordelais, affleure par endroits mais peut présenter des karsts ou des altérations profondes. Les nappes phréatiques sont souvent sub-affleurantes, notamment en bordure des fleuves et dans les secteurs de basses plaines. Cette complexité géologique impose une reconnaissance approfondie par essais in situ pour adapter chaque projet aux conditions réelles du sous-sol.
En France, la réalisation des essais in situ est encadrée par les normes AFNOR, en particulier la norme NF P94-110 pour l'essai pressiométrique Ménard, la NF P94-119 pour l'essai de cisaillement au scissomètre de chantier, ou encore la NF P94-132 pour les essais d'eau de type Lefranc. La mission géotechnique G2 AVP/PRO, définie par la norme NF P94-500, exige une campagne d'essais in situ adaptée au contexte géologique et aux sollicitations des ouvrages. Le respect de ces normes conditionne la validité des études géotechniques et engage la responsabilité des intervenants.
Les projets nécessitant des essais in situ à Bordeaux sont variés : fondations profondes pour les immeubles de logements collectifs, infrastructures de transport comme le pont Simone Veil ou les extensions du tramway, ouvrages hydrauliques de protection contre les crues, et aménagements portuaires. Les études de perméabilité par essai Lefranc ou Lugeon sont indispensables pour les bassins d'infiltration des eaux pluviales, tandis que l'essai au dilatomètre plat (DMT) trouve son application dans le dimensionnement des remblais et des fondations superficielles. Chaque typologie d'ouvrage requiert une combinaison spécifique d'essais pour répondre aux exigences des maîtres d'ouvrage et des contrôleurs techniques.
Services disponibles
Essai de densité sur site (méthode du cône de sable)
→ Ver detalleEssai d'infiltration (Porchet/Double anneau)
→ Ver detalleEssai au dilatomètre plat (DMT)
→ Ver detalleEssai pressiométrique Ménard
→ Ver detalleÉchantillonnage non remanié (tube Shelby)
→ Ver detalleEssai de perméabilité sur site (Lefranc/Lugeon)
→ Ver detalleEssai de cisaillement au scissomètre de chantier (Vane Shear Test)
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Quelle est la différence entre un essai in situ et un essai de laboratoire ?
Un essai in situ mesure les propriétés du sol directement sur le terrain, dans son état naturel de contrainte et d'humidité, sans le perturber par un prélèvement. Un essai de laboratoire s'effectue sur un échantillon remanié ou intact extrait du site. Les essais in situ évitent les biais liés au décompactage ou au remaniement et sont souvent plus représentatifs du comportement réel du massif de sol.
Quels essais in situ sont obligatoires pour une étude géotechnique G2 à Bordeaux ?
La norme NF P94-500 n'impose pas une liste fixe d'essais mais exige une campagne adaptée au projet et au site. À Bordeaux, selon la nature des sols rencontrés, on prescrit généralement des essais pressiométriques pour les fondations profondes, des essais de perméabilité en présence de nappe, et éventuellement des scissomètres dans les argiles molles des palus. Le géotechnicien définit le programme en phase AVP.
Comment choisir entre un essai pressiométrique et un essai au dilatomètre plat ?
Le choix dépend des objectifs de l'étude et de la nature du terrain. L'essai pressiométrique Ménard est la référence en France pour le dimensionnement des fondations profondes et l'évaluation du module de déformation. L'essai au dilatomètre plat (DMT) fournit une stratigraphie fine et des paramètres de résistance pour les sols fins à moyens. Ils sont souvent complémentaires dans les campagnes de reconnaissance bordelaises.
Quelle est la profondeur maximale d'investigation pour les essais in situ en Gironde ?
La profondeur d'investigation dépend de la technique employée et du matériel disponible. Un essai pressiométrique classique atteint couramment 30 à 40 mètres dans les sols bordelais. Les essais au scissomètre ou au dilatomètre sont limités à 20-30 mètres. Pour des investigations plus profondes, notamment dans le cadre de fondations spéciales ou d'infrastructures majeures, des ateliers de forage spécifiques peuvent dépasser 60 mètres.